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Gardez la tête sur la balle!...ou pas!

February 27, 2018

Qui n'a jamais entendu, après une balle topée : « tu n'as pas gardé la tête sur la balle » ! Cette recette anti-mauvais coup est vieille comme le golf ; elle est aussi courante qu'inutile voire même « toxique » ! Je ne dis pas qu’en appliquant cette recette,  on ne puisse réussir à taper un bon coup mais je maintiens : ce n’est en rien à cause de la tête sur la balle, c’était pour d’autres raisons. 

 

Explication. Comme nous sommes en 2018, je vais pouvoir parler sans prendre le risque d'être mis au bûcher des techniciens (sic). 

La posture d'un golfeur en quête d'efficacité, exige de garder, durant la rotation du corps, le buste penché à l'impact. Tout le monde comprendra alors que le corps ne doit pas se relever dans la zone d'impact et nous serons d'accord pour dire que le redressement du corps à ce moment crucial est la cause de bon nombre de mauvais coups, de perte de contrôle ou de manque de puissance. Le problème à l’impact, c’est le maintien de l’inclinaison de la colonne vertébrale.

Si nous observons les attitudes des meilleurs joueurs et joueuses du monde au moment de l'impact, nous pouvons voir que leur corps est incliné selon un angle (très) proche de celui de leur position de départ. Nous pouvons voir aussi, pour une grande majorité d'entre eux, une position de tête « fixe » après l'impact. Sauf que la « fixité » de la tête à l’impact n'est pas la cause du non redressement du buste. 

Je dirais même le contraire : la fixité de la tête à l’impact est souvent une des causes majeures du redressement du buste (Ooooops)!

Si je m'en réfère à mes années d'expérience, je constate que les joueurs qui s’imposent de ne pas bouger leur tête à l’impact sont très souvent ceux qui se redressent le plus. Pourquoi ? Le corps dans la zone d'impact a besoin d'espace pour libérer les bras et le club. Si le joueur n’a pas une mobilité suffisante dans la région cervicale pour pouvoir tourner tout en restant penché ou s’il manque de gainage abdominal ou de dissociation entre le bas et le haut du corps ou de coordination, il n'a d'autre option que de redresser son buste. Il en est ainsi  du joueur qui bloque sa tête à outrance : il risque de bloquer sa rotation et de devoir se redresser pour donner de la place aux bras et au club ! Ce redressement est un mouvement « réflexe » qui ne peut être empêché et, ce n’est pas une blague, un comportement biomécanique salvateur : se redresser quand on bloque la tête peut éviter des blessures !

 

En résumé, dans une majorité de cas de joueurs non entraînés physiquement, et quand bien même :  Blocage excessif de la tête = blocage de la rotation = Redressement du buste. 

 

Cette intention de voir partir sa balle avant de l'avoir frappée, comme je l'ai si (trop) souvent entendu est donc une fausse bonne idée. Certains joueurs professionnels ne gardent d’ailleurs pas la tête sur la balle à l'impact et ils tournent la tête avant même d'avoir frappé la balle. Pour eux, ce mouvement leur permet de libérer plus facilement la rotation de leur corps, et par là même d’obtenir plus de contrôle et de libérer plus de puissance. Henrik Stenson ou Annika Sorenstam (n°1 mondial féminin et plus grand palmarès féminin des années 2000), pour ne citer qu'eux, ont développé ce style de swing..,.

 

Pour comprendre ce fonctionnement biomécanique, imaginez-vous devoir lancer une balle à la main le plus loin possible, avec votre bras arrière  (le droit pour les droitiers) en étant de profil.

Lorsque vous effectuerez le mouvement de lancer, vous tournerez le corps ET la tête. Si l'on vous imposait de garder la tête de profil dans sa position initiale, vous trouveriez cela bien moins confortable et naturel, et vous enverriez la balle moins loin et moins droit !  

Essayez de taper des balles en vous concentrant sur l’inclinaison de votre buste et en laissant votre regard suivre la balle lorsqu’elle quitte le club, vous verrez que vous ne ferez pas plus d'erreurs qu’en bloquant votre tête. Mais si vous êtes de ceux qui avaient cru dur comme fer que cette clé technique était la solution à tous les problèmes, il est probable que votre cerveau n’acceptera pas facilement de renoncer à cette habitude bien ancrée. Vous pouvez aussi utiliser autrement la règle « garder la tête sur la balle » en l’appliquant stricto sensu. Garder la tête sur la balle, c’est bouger la tête quand la balle bouge ; autrement dit la suivre.  Dans tous les cas, ne faîtes pas comme ces joueurs (photos ci-dessous) qui, pour respecter coûte que coûte ce terrible conseil, sont complètement bloqués et empêchés de tourner !  

 

Alors faut-il gardez la tête sur la balle ? … ou pas ? 

Si vous êtes dans des coups pleins et si la fixation de votre tête limite votre rotation, la réponse est de ne pas garder la tête fixe et de suivre votre balle. 

Mais si vous vous êtes dans des coups de petit jeu ou de putting, la réponse est non. Contrairement aux pleins coups, les petits coups et le putting gagneront en régularité si vous gardez la tête fixe à l’impact. En effet, ces coups nécessitent peu de puissance et donc moins d'amplitude de rotation des épaules et donc moins d’espace à libérer.

 

Parlez de cela avec votre pro. Il ne devrait pas contredire cet article. S’il répétait systématiquement que vous manquez vos grands coups parce que vous n’avez pas gardé la tête sur la balle à l'impact, courrez d'urgence dans le club voisin voir un autre enseignant !  

 

En espérant que cet article ne vous aura pas trop fait tourner la tête! (sic). 

 

 

 

 

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